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Qui héberge les mails ? passe en mode enquête

Qui héberge les mails ? passe en mode enquête

29 Septembre 2026 quihebergelesmails

Depuis son lancement, quihebergelesmails.fr répond à une question simple : chez qui arrivent les courriels d'une organisation ? Une commune, une association, un journal, une entreprise... On tape un nom de domaine, et l'outil annonce un hébergeur : Microsoft, Google, OVHcloud, un prestataire local, ou l'organisation elle-même. Ce verdict était utile, mais il avait un défaut : il fallait nous croire sur parole. Nous venons de revoir l'interface pour corriger cela.

Pourquoi changer ?

Un outil qui parle de souveraineté numérique ne peut pas être une boîte noire. Quand on affirme que les mails d'une mairie transitent par des serveurs soumis au droit américain, on doit pouvoir expliquer comment on le sait, et permettre à chacun de le vérifier.

Il y avait aussi une envie pédagogique. Le courrier électronique repose sur des mécanismes publics, documentés, que n'importe qui peut interroger. Ils restent pourtant méconnus en dehors du cercle des administrateurs système. Rendre notre raisonnement lisible, c'est aussi donner aux curieux l'occasion d'apprendre comment fonctionne l'e-mail.

L'enquête, étape par étape

Chaque analyse se déroule désormais comme une enquête. À chaque étape, l'outil pose une question, donne sa réponse en une phrase, puis affiche la donnée brute qui la justifie. Voici les pistes suivies.

1. Les enregistrements MX : où arrive le courrier ?

Vers quels serveurs le domaine fait-il livrer son courrier ?

C'est la réponse la plus directe, et elle fait foi. Chaque domaine publie dans le DNS (l'annuaire d'Internet) un ou plusieurs enregistrements MX (Mail eXchanger) qui désignent les serveurs chargés de recevoir ses messages. Si le MX pointe vers outlook.com, le courrier arrive chez Microsoft.

2. Le filtrage anti-spam : quelqu'un s'intercale-t-il ?

Un filtre s'intercale-t-il avant la boîte ?

Beaucoup d'organisations placent un service de filtrage devant leur messagerie. Dans ce cas, le MX désigne le filtre, pas l'hébergeur des boîtes. L'outil le repère et poursuit l'enquête pour trouver qui se cache derrière.

3. La bannière SMTP : que dit le serveur quand on frappe à la porte ?

Que déclare le serveur quand on le contacte ?

Quand on se connecte à un serveur de messagerie, il se présente par une courte phrase d'accueil, la bannière SMTP. Elle trahit souvent le logiciel utilisé, et parfois son propriétaire.

4. La localisation : où est la machine, et à qui appartient-elle ?

Où se trouve cette machine, et à qui appartient son adresse ?

C'est la seconde moitié de la réponse : pas seulement qui reçoit le courrier, mais sous quelle juridiction. L'adresse IP du serveur est croisée avec des bases de géolocalisation et avec le whois, qui indique l'organisation propriétaire de l'adresse.

5. Le SPF : qui a le droit d'écrire au nom du domaine ?

Qui le domaine autorise-t-il à écrire en son nom ?

L'enregistrement SPF liste les serveurs autorisés à envoyer des mails pour le domaine. Il sert de contre-épreuve : le SPF parle du départ, le MX de l'arrivée. Quand les deux racontent la même histoire, la confiance monte. Quand ils se contredisent, l'outil le signale.

6. Autodiscover : le réglage automatique des logiciels de messagerie

Le domaine publie-t-il un réglage automatique pour les logiciels de messagerie ?

Certains domaines publient une entrée Autodiscover pour que les clients mail (Outlook par exemple) se configurent tout seuls. Quand elle existe, elle désigne l'hébergeur sans ambiguïté.

Un verdict qui montre ses preuves

Le résultat affiché en haut de page indique désormais par quelle étape il a été établi (« Détecté via MX », « Détecté via SPF »...). Un clic sur cette mention et vous atterrissez directement sur l'étape correspondante, avec les données qui la fondent.

Il affiche aussi un niveau de confiance : détection fiable, probable ou incertaine. Nous préférons dire honnêtement « nous ne sommes pas sûrs » plutôt que d'afficher une certitude de façade.

Cette même enquête est proposée partout : sur la page d'accueil comme dans l'outil dédié aux collectivités, où l'on cherche une commune par son nom.

Transparent jusqu'au bout

  • Uniquement des données publiques : enregistrements DNS, bannière SMTP, bases de géolocalisation et de whois. Aucune donnée privée n'est consultée, aucun message n'est lu.
  • Un code ouvert : l'outil est publié sous licence libre sur GitLab. Chacun peut vérifier la méthode, proposer une correction ou réutiliser le code.
  • Une cohérence vérifiée : nous avons mis en place un banc d'essai qui rejoue de vrais domaines pour s'assurer que les phrases de l'enquête disent exactement ce que la donnée technique établit, et ne contredisent jamais le verdict.
  • Une démarche contributive : si l'outil se trompe ou ne reconnaît pas un hébergeur, vous pouvez nous le signaler depuis le site.

À vous de jouer

Testez le domaine de votre organisation, de votre commune, de votre association ou de votre journal préféré sur quihebergelesmails.fr, et suivez l'enquête. Vous en ressortirez avec une réponse, et peut-être avec quelques notions de DNS en plus.

Et si le sujet vous intéresse pour votre propre structure (reprendre la main sur sa messagerie, choisir un hébergeur de confiance, comprendre ses dépendances numériques), l'équipe d'ézéo est là pour en parler.

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